Sur les inondations de 1745.

 

 

Au sujet de ces inondations, nous avons dit, au chapitre V de notre histoire, que beaucoup de maisons avaient été ruinées, mais qu’il y avait eu peu de victimes. Pour prouver que le récit d’un contemporain, faisant mention de familles disparues, était exagéré, nous avons dit également que l’Etat civil ne signalait qu’un seul décès, celui du nommé Bourrel. De nouvelles recherches à l’Etat civil nous obligent à faire une légère rectification.

 

Bourrel a été emporté par les eaux dans la première crue, celle du 14 septembre 1745 ; un autre habitant, le nommé Salvagnac, trouva la mort dans l’inondation du 10 octobre

de la même année. L’Etat civil ne signale aucun décès pour la terrible journée du 11 octobre.

 

Au registre des décès, nous trouvons une autre relation du désastre que nous croyons intéressant de reproduire :

 

« Le 12 octobre 1745 a esté enseveli Salvagnac , âgé d’environ quatre-vingts ans, trouvé mort sous la ruine de sa maison d’habitation causée par l’inondation qui arriva le dimanche au soir à sept heures, qui ne fut que le prélude de l’inondation du lendemain : en forme de déluge, qui emporta presque toutes les maisons du faubourg et toutes celles du Vignal et beaucoup de celles de la rue de Fer, beaucoup de la ville et les ébranla presque toutes. Ce qui fera pour toujours la désolation de la ville et sa ruine totale. Pour mémoire à la postérité et par le soussigné. LAVIT AINE » (Etat Civil, vol. 4 1739-1753).

 

 

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